HISTOIRE

Origine du nom d'Aigny
La Préhistoire
Le Moyen-Age et les Temps Modernes
La Révolution Française
Les deux Guerres Mondiales
Aigny de la fin du XXeme au début du XXIeme siècle
Le CBR


 
 
Origine du nom d'Aigny
L'origine du mot "Aigny" pourrait venir du latin "Aqua nidus" (croisement des eaux ) ou "Aiguerium" (abreuvoir), d'où le nom d'Aquanidiens donné aux habitants d'Aigny.
La Marne traversait autrefois le territoire de la Commune (qui s'est d'ailleurs appelée Aigny sur Marne) mais son lit ayant changé, elle le borde désormais. On peut cependant apercevoir son ancien lit lors de la décrue qui suit les inondations de l'hiver.
Le territoire est également traversé par le ruisseau la "Gravelotte" et le canal latéral à la Marne.

 

La Préhistoire
On a retrouvé des traces de civilisation sur le territoire de la commune, par exemple des hallebardes, des flèches, une cuirasse, des fragments de poterie. Ces éléments laissent à penser qu'une vie eut lieu ici dès les temps préhistoriques. Les restes d'un cimetière gallo-romain trouvés fin 19ème siècle contribuent à renforcer cette idée d'un peuplement ancien.
 
 
Le Moyen-Age et les Temps Modernes
Au 12ème siècle, la construction d'une église eut lieu. On n'a pas trouvé de trace de château. Cependant, les archives municipales indiquent que jusqu'au 14ème siècle Aigny abritait une seigneurie.
Au cours de la guerre de cent ans, les villageois s'approprièrent les biens seigneuriaux et en 1408 des comptes leur furent demandés sur la possession des terres.  Aigny avait  un four, une halle ainsi qu'un droit de chasse que le village perdit en 1738. Dès 1549, les religieux d'Hautvillers se proclamèrent "Seigneurs d'Aigny" ce qui ne fut pas bien accepté des habitants et donna suite à de longs et coûteux procès pour les villageois. Les Aquanidiens n'avaient pas besoin de cela pour être dans la misère. Et c'est avec espoir que l'on vit venir la Révolution Française. Deux hommes de l'époque : Jacques-Joseph Delacour (notaire royal) et son fils Jacques-Louis Delacour (bachelier en droit et lieutenant juge en la terre et seigneurie d'Aigny) ont établi un cahier de doléances du Tiers-Etat "type" qui servit de modèle aux communes environnantes.

 

La Révolution Française
Le cahier de doléances d'Aigny  rédigé à partir de 1788 comportait 68 demandes organisées en 4 parties : organisation politique et administrative, les impôts et la justice. Les biens du clergéavec la révolution sont devenus des biens nationaux qui  furent répartis entre divers propriétaires. Lors de la Révolution Française,  l'abbé Archambaux a joué un rôle non négligeable mais il fut jugé "réfractaire" (curé ne voulant pas prêter serment à la Révolution); c'est pourquoi on le remplaça par un autre curé. Mais l'abbé Archambaux ne quitta pas la commune pour autant et reçu l'hospitalité chez un habitant du village, chez qui des messes clandestines étaient organisées.Aujourd'hui on peut voir au cimetière une croix qui lui rend hommage.(vers les cavurnes)

Après cette période riche en évènements, le 19ème siècle paraît plus calme. Même la guerre de 1870 n'a que très peu entâché la quiétude du village ; en effet les allemands ne sont restés sur Aigny que 18 jours : du 16 mai au 3 juin 1871.

L'église du XII-XIIIème siècle, qui tombait en ruine fut dès le XVIIIème siècle l'objet de nombreuses discussions : réparation ou démolition? Finallement dans la seconde moitié du XIXème siècle sa reconstruction fut décidée. La première pierre fut alors posée le 24 octobre 1871. La flèche fut édifiée en 1880, et deux nouvelles cloches furent acquises en échange des anciennes en 1881. Pour plus de détails voir l'histoire de l'église.
 
 
 

Les deux guerres mondiales
* 1914-1918 :
Pendant la Grande Guerre la toiture de l'église d'Aigny est presque entièrement détruite par un obus.
Un monument aux morts fut érigé et le 4 août 1921 ; le conseil municipal d'Aigny vota une concession perpétuelle pour le corps de l'adjudant anglais Sapper Thomas Lee, mort au combat (d'où la mention tombe du Commonwealth qui figure à l'entrée du cimetière). Particularité : cette tombe n'est pas orientée comme les autres.

Documents supplémentaires : 
 
* 1939-1945 :
Puis vint la seconde guerre mondiale. La première alerte au dessus d'Aigny eut lieu le 16 octobre 1939 à 5h00 du matin. Ce jour-là des avions allemands sont passés très haut dans le ciel. Le 25 octobre de la même année, un groupe anglais de la DCA s'installe à Aigny en vue de défendre le terrain d'aviation anglais établi à Vraux.
Le 17 avril 1943 un avion anglais est abattu à 4H05 du matin pas très loin de l'anienne gare, au niveau de la rigole, en limite avec Vraux. Une stèle située devnt l'église rappelle ce moment.
Aigny est libéré en début d'après-midi le 29 août 1944.
Pour en savoir plus, cliquer sur le site du musée de Vraux
L'histoire en rafale : cliquer ici


 

Aigny de la fin du XXeme au début du XXIeme siècle
1989 :
Les enfants d'Aigny ont planté l'arbre de la Liberté pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française en présence de son maire de l'époque, M. William Chardain et son adjoint M. René Guillaume.
Décembre 1991:
La flamme olympique traverse Aigny pour se rendre à Albertville. Pour cette occasion un panneau indicateur géant est construit pour indiquer la direction et le nombre de kilomètres restant : 3003 km !
Décembre 1999 :
Aigny est touché par la tempête qui a ravagé la France entière. Des arbres sont détruits, l'éolienne pliée, la plupart des maisons ont perdu quelques tuiles, les pylônes situés en direction de Condé sont complètement tordus. La plupart des habitants devront passer 3 jours sans électricité tandis que quelques uns devront attendre une semaine pour retrouver le confort moderne.  
Les pompiers aidés par de nombreux habitants du village ont ôté les branches cassées qui gênaient la circulation et sont intervenus pour les premières réparations. Une réelle solidarité a permis de retrouver assez vite une vie normale.

Mai 2006 : Réfection de la place. Les réseaux (téléphone et électricité) ont été enterrés, le revêtement a été changé, des pots de fleurs ont été ajoutés, une signalisation au sol créée et la fontaine a été remise en fonctionnement (eau).
 
 
Evolution de la population
Les informations du dernier recensement se trouvent sur le site de l'INSEE :
http://www.insee.fr/fr/recensement/nouv_recens/resultats/repartition/chiffres_cles/n3/51/n3_51003.pdf

 
 
Histoire du CBR
Un groupement financier belge : le groupe Empain est à l'origine de la création du "chemin de fer de la banlieue de Reims". Cette société fut constituée le 5 mai 1894. En une dizaine d'années (1896 - 1906) les réalisations successives forment un réseau de 350 km, centré sur Reims et constitué des lignes suivantes :
REIMS-DORMANS et FISMES CORMICY-REIMS-AMBONNAY EPERNAY-MONTMIRAIL SOISSONS GUIGNICOURT-RETHEL ROUCY-CORBENY AMBONNAY-CHALONS AMBONNAY-EPERNAY REIMS-BEINE REIMS-ASFELD

La ligne AMBONNAY CHALONS
Cette ligne est déclarée d'utilité publique le 29 avril 1902. Les subventions annuelles votées pour une période de 60 ans par les communes sont les suivantes :
Les expropriations se terminent en 1903. Elles sont peu nombreuses puisque sur les 22 km de voie, 18 km se situent sur le domaine public. La plupart sont réglées à l'amiable entre les propriétaires et la Cie CBR. Pour les autres, un jury d'indemnisation siège au tribunal de première Instance de Châlons-en-champagne ; il règle ainsi le différend qui oppose l'administrateur des immeubles du petit séminaire de Chalons à la compagnie, pour des terrains situés à AIGNY.

Des gares sont prévues dans chaque commune, deux pour Châlons : Châlons-port et la gare de transbordement près de celle de la Cie de l'Est. La gare d'AlGNY est construite en 1904.

Une convention est signée avec la Cie de l'Est pour la fourniture d'eau aux machines du CBR (en gare de Châlons-port, dans le seul cas où le réservoir d'AIGNY serait hors service (seule cuve à eau entre Ambonnay et Châlons, et alimentée par la rigole de l'usine de Condé). En mars 1904, les Ponts et Chaussées demandent à la Cie CBR de remplacer les rails vignoles (rails qui saillent d'environ 10 cm, dont la traversée ne s'effectuait qu'à des passages à niveau) par des rails brocca (rails noyés dans la chaussée) dans les traversées de Condé- AIGNY.

Le 8 avril 1904, la ligne ouvre au trafic voyageurs et marchandises.

En octobre 1904, la Cie est autorisée par le préfet à porter la vitesse de ses trains à 35 km/h hors agglomération et 15 km/h dans les lieux habités.

Le rôle du CBR fut très important pendant la guerre 1914-1918 (Ravitaillements, transports de blessés et de matériel militaire), mais les dégâts occasionnés aux installations et au matériel furent considérables.

Le réseau est progressivement remis en service entre les années 1918 et 1923, avec un déficit d'exploitation compréhensible. Mais le déficit perdure au-delà et amène la Cie à résilier sa concession en 1925. Le réseau est alors affermé à la S.G.T.D (société générale des transports départementaux). Concurrencé par le développement des autocars et des voitures, ce service ferroviaire sera déclassé par décret le 19 décembre 1939.
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